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Stabilité des minéraux :
Cette page a été écrite dans le cadre d’un travail concernant les migmatites et l’anatexie.
▤ – Migmatites et anatexie – Introduction
H1 – Stabilité des minéraux
H2 – Définitions
H2 – La stabilité des minéraux
H2 – La fusion des roches
H2 – Le couple Pression-Température – La remontée adiabatique
H2 – Les minéraux polymorphes
H2 – L’eau est une molécule polaire
H2L – ‘eau un agent chimique d’altération
H2 – Le « Granit Vert » – Altération post-magmatique en présence d’eau
H2 – Un mot sur l’utilisation des fondants dans la vie pratique
H2 – Références concernant cette page :
H2 – Pour poursuivre la lecture
Définitions :
Minéral : Espèce chimique naturelle se présentant le plus souvent sous forme de solide à structure cristalline. etc. (Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD).
Minéral, minéraux : nom masculin – (bas latin mineralis)
Solide naturel homogène, caractérisé par une structure atomique ordonnée et une composition chimique précise. Dictionnaire Larousse– ===> –(⚑)–
Un cristal est un solide dont les constituants (atomes, molécules ou ions) sont assemblés de manière régulière, par opposition au solide amorphe. Par « régulier », on veut généralement dire qu’un même motif est répété à l’identique un grand nombre de fois selon un réseau régulier, la plus petite partie du réseau permettant de recomposer l’empilement étant appelée une « maille ».
▻ – Cristal – Wikipédia — ===> –(⚑)–
Roche : Matériau constitutif des parties solides de la terre et des corps céleste. Les roches sont constituées d’un ou plusieurs minéraux cristallins ou vitreux. Elles sont souvent dures et cohérentes (pierres, cailloux), parfois plastiques (argiles gonflées d’eau) ou meubles (sables). Par extension, on y comprend aussi des matériaux visqueux ou liquides(hydrocarbures). etc. Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD).
En introduction :
▻ – Comment les atomes forment les cristaux. Voyage au cœur de la matière : Planet-Terre – ENS Lyon – ===> –(⚑)–
La stabilité des minéraux :
La stabilité d’un cristal est assurée par l’équilibre des forces d’attraction et de répulsion qui existent entre les différents éléments d’un cristal :
◍ – Énergie d’interaction :
À température et pression nulles, tous les éléments du tableau périodique, à l’exception de l’Hélium, se trouvent à l’état cristallisé. On peut conclure qu’il existe des forces d’attraction entre atomes de même nature qui sont suffisantes pour assurer la cohésion de l’édifice cristallin. Il s’agit essentiellement de forces électrostatiques entre électrons et entre électrons et noyaux. On peut également observer que les cristaux sont des corps relativement difficiles à comprimer, ce qui traduit la présence de forces de répulsion qui ne deviennent importantes qu’à courte distance.
L’énergie d’interaction des atomes dans le cristal résulte de ces deux effets et est schématisée ci-dessous.

Énergie de de cohésion :
À la distance d’équilibre des atomes dans le cristal (d0), l’énergie d’interaction présente une valeur minimale appelée énergie de cohésion U0). Cette énergie correspond à l’énergie nécessaire pour transformer le cristal en un ensemble d’atomes libres. Cette énergie de cohésion varie très fortement d’un élément à l’autre, elle est très fortement liée à la structure électronique (voir tableau suivant) et au type de liaisons qui s’établissent entre les atomes.
L’énergie de de cohésion correspond à l’énergie nécessaire pour transformer le cristal en un ensemble d’atomes libres.
◍ – Pour compléter cette présentation – la dilatation thermique :
‘L’apport de chaleur à un solide s’accompagne le plus souvent d’une augmentation de volume, les atomes s’écartent, de plus en plus, les uns des autres.
… Ceci n’est pas vérifié pour la glace qui est moins dense que l’eau obtenue par fusion de la glace. En effet les processus de cristallisation de l’eau forment des cristaux possédant espaces vides, inoccupés par des atomes.
▻ – Pourquoi la glace flotte-t-elle ? Intra-sciences – ===> –(⚑)–
Regarder la vidéo de 1mn 52s .
La dilatation thermique des matériaux est liée à leur énergie de cohésion. Si une élévation de température est imposée à un matériau, les atomes le constituant vibrent autour de leur position d’équilibre du fait de l’agitation thermique.
… Or, on constate que la courbe représentant les variations de l’énergie de cohésion en fonction de la position atomique n’est pas symétrique autour de son minimum. Il en résulte que la force de répulsion entre deux atomes qui se rapprochent est plus importante que la force d’attraction entre deux atomes qui s’écartent.
… Il s’ensuit que lors d’une élévation de température, les vibrations des atomes se font avec une amplitude plus grande dans le sens de l’écartement que dans le sens du rapprochement. Ceci donne lieu à une dilatation thermique macroscopique du matériau. Notons que la dilatation thermique est d’autant plus faible que l’énergie de cohésion est plus forte (puits de potentiel profond)***.
La cohésion du cristal diminue avec l’augmentation de la distance entre les atomes, et quand elles deviennent inférieures aux forces de répulsion, l’atome se détache du solide.
***▻ – Propriétés liées à la structure – Dilatation thermique – IMT, École des Mines d’Albi-Carmaux – ===> –(⚑)–
◍ – Qu’est-ce que l’énergie :
Qu’est ce que l’énergie ? : Le mot « énergie » vient du Grec Ancien « énergéia », qui signifie « La force en action ». Ce concept scientifique est apparu avec Aristote et a fortement évolué au cours du temps.
Aujourd’hui, l’énergie désigne « la capacité à effectuer des transformations ». Par exemple, l’énergie c’est ce qui permet de fournir du travail, de produire un mouvement, de modifier la température ou de changer l’état de la matière. Toute action humaine requiert de l’énergie : le fait de se déplacer, de se chauffer, de fabriquer des objets et même de vivre.
▻ – L’essentiel sur l’énergie – CEA — ===> –(⚑)–
▻ – C’est quoi l’énergie – Lumni – niveaux – CM1 – CM2– ===> –(⚑)–
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Afficher schéma dans un autre onglet – –📸–
111 ▻ – Au cœur des matériaux cristallins – Philippe Lours, Fabien Baillon 2.8. 19 mars 2024 – IMT, École des Mines d’Albi-Carmaux – ===> –(⚑)–
◍ – Les liaisons entre atomes dans un cristal :
Difficultés :
comprendre la nature non absolue des liaisons : une liaison chimique n’est pas strictement covalente ou ionique, c’est un mélange des deux dicté par l’électro-négativité des entités liées
▻ – Liaisons intra- et intermoléculaires – La liaison ionique – Manon LECONTE – ENS de Lyon – ===> –(⚑)–
La fusion des roches :
Une roche fond quand la cohésion des cristaux constituant la roche est rompue. Deux facteurs jouent un rôle prépondérant dans ce processus, ce sont la Température et la Pression.
Rq : Il existe un troisième facteur intervenant dans la fusion des roches, i utilisé dans un cadre industriel pour améliorer les processus de la fusion des roches, ou minerais : c’est l’introduction d’impuretés.
Dans le cadre de la métallurgie, cette matière ajoutée pour abaisser le point de fusion et faciliter l’extraction du liquide est appelée « fondant ».
Un chapitre réservé aux fondants est situé en fin de ce document.
▻ – Quels sont les trois facteurs qui provoquent la fusion ? Comprendre la température, la pression et les impuretés – KinTek Solution – Solution pour équipement de laboratoire – –===> –(⚑)–
Ci-dessous le texte extrait du document :
Remarque : Le texte concerne tous les substances à l’état solide, substances de nature organique et de nature minérale.
Les trois principaux facteurs qui provoquent la fusion d’une substance sont une augmentation de la température, un changement de pression et l’introduction d’impuretés. Bien que la température soit le facteur le plus intuitif, la pression et la composition jouent des rôles tout aussi critiques dans la détermination des conditions précises dans lesquelles un solide passera à l’état liquide.
À la base, la fusion est le processus qui consiste à fournir aux molécules d’une substance suffisamment d’énergie pour surmonter les liaisons rigides et ordonnées qui les maintiennent dans une structure solide, leur permettant de se déplacer plus librement en tant que liquide.
Le principe fondamental : surmonter les liaisons moléculaires
Avant d’examiner les facteurs, il est crucial de comprendre ce qu’est la fusion au niveau microscopique. Elle représente un changement fondamental dans l’état physique d’une substance, connu sous le nom de transition de phase.
L’état solide :
Dans un solide, les atomes et les molécules sont enfermés dans une structure fixe, souvent cristalline, appelée réseau. Ils vibrent sur place mais n’ont pas l’énergie nécessaire pour se libérer de leurs voisins. C’est ce qui donne à un solide sa forme et son volume définis.
L’état liquide :
Dans un liquide, les molécules ont absorbé suffisamment d’énergie pour sortir de ce réseau rigide. Elles peuvent maintenant glisser les unes sur les autres, c’est pourquoi un liquide s’écoule et prend la forme de son contenant, même s’il maintient un volume relativement constant.
Les 3 facteurs clé de la fusion :
Chacun des trois facteurs fournit un mécanisme différent pour perturber le réseau solide et permettre la transition vers un liquide.
1. Augmentation de la température (énergie thermique)
C’est la cause la plus courante de fusion. L’ajout de chaleur à une substance augmente son énergie thermique.
Cette énergie ajoutée se traduit directement par une augmentation de l’énergie cinétique des molécules, les faisant vibrer de plus en plus violemment. À une température spécifique, le point de fusion, ces vibrations deviennent si intenses qu’elles l’emportent sur les liaisons qui maintiennent le réseau ensemble, et la substance fond.
2. Changement de pression
L’effet de la pression sur la fusion est moins intuitif car il dépend de la substance. Il agit en favorisant l’état de la matière le plus dense.
Pour la plupart des substances, la forme solide est plus dense que la forme liquide. L’augmentation de la pression rapproche les molécules, renforçant le réseau solide et rendant la fusion plus difficile. Cela signifie qu’une augmentation de la pression élève le point de fusion.
Cependant, pour les substances anormales comme l’eau, la forme solide (glace) est moins dense que la forme liquide. Ici, une augmentation de la pression favorise l’état liquide plus dense, abaissant efficacement le point de fusion. C’est pourquoi la lame d’un patineur peut faire fondre la glace directement sous elle.
3. Introduction d’impuretés (composition)
L’ajout d’une substance différente, ou d’une impureté, à un solide pur peut abaisser considérablement son point de fusion. Ce phénomène est connu sous le nom de dépression du point de congélation.
Les molécules étrangères de l’impureté perturbent la formation du réseau cristallin uniforme. Cette structure affaiblie nécessite moins d’énergie pour se désagréger. Un exemple courant est le salage des routes verglacées ; le sel se mélange à la glace, abaissant son point de fusion et la faisant fondre même lorsque la température ambiante est inférieure au point de congélation normal de l’eau, soit 0 °C (32 °F).
Remarque :
Pour une pression donnée, la température de fusion d’une roche est toujours inférieure à celle de chacun des minéraux qui la compose.
Les éléments chimiques constituants deux minéraux situés côte à côte, établissent, au cours du réchauffement, des liaisons électrostatiques avec ceux du minéral voisin, provoquant ainsi une altération de la cohésion des minéraux impliqués.
Ci-dessous le résumé graphique décrivant comment la température, de la pression et la présence d’impuretés interviennent dans la fusion des roches.

Le couple Pression-Température – La remontée adiabatique :
Quand une roche, très chaude, de la croûte continentale ou du manteau, est soumise à une remontée vers la surface, elle peut atteindre son point de fusion et fondre pendant sa migration vers la surface.
Mais il faut que la remontée soit suffisamment rapide pour que la roche conserve sa température, très chaude, du départ.
Cela est possible car les roches ont un coefficient d’échange thermique très faible, ce sont de bons isolants thermiques.
Ce phénomène est qualifiée de remontée adiabatique.
Ce phénomène peut être observé dans deux cas :
◾ – Dans le cas des roches du manteau, ce phénomène est observé au niveau des dorsales océaniques quand le manteau remonte très près de la surface.
▻ – Les magmas primaires basaltiques issus de la fusion du manteau : Planet-Terre – ENS Lyon – ===> –(⚑)– – –📸–
◾ – Dans le cas des roches de la croûte continentale, ce phénomène est observé dans la phase post-orogénique quand la convergence des deux plaques est terminée.
Les roches métamorphiques, très chaudes, température supérieure à 750°C, formées à grande profondeur, migrent « rapidement » vers la surface, donc soumise à une dépression, peuvent atteindre Leur point de fusion.
Cela s’observe dans cas de la formation des dômes migmatitiques, tel le Dôme du Velay dans le sud-est du Massif Central.
▻ – La formation des granitoïdes en contexte de distension post-collision (extension post-orogénique) – Diapositive 137 – AVG85 – : ===> –(⚑)– — –📸–
▤ – Dôme métamorphique et dôme migmatitique
▤ – Dôme migmatitique du Velay :
◾ – Un document récapitulatif : – –📸–

◾ – Le même document complété par les points P-T correspondant à l’anatexie observée dans le Dôme du Velay : – –📸–
Les minéraux polymorphes :
Les variations de pression, en compression et en dépression, influent sur la structure des cristaux et de leur densité.
La même espèce chimique peut cristalliser dans des systèmes cristallins différents selon la pression à laquelle, ils sont soumis quand ils cristallisent
◍ – Les polymorphes de de la silice , SiO2 : le quartz et la coésite ;
Il existe plusieurs variétés de polymorphes du dioxyde de silicium ou silice (SiO2), selon le domaine Pression-Température, où ils se forment,
… Parmi tous ces polymorphes, deux retiennent notre attention dans le domaine de la géologie : Le quartz très présent dans les roches acides de la croûte continentale se transforme en coésite quand il est soumis à de fortes pressions dans un espace de températures inférieures à 600 °C.
.. Quartz : Système cristallin – trigonal — densité = 2,65 (constante).
… Coésite : Système cristallin – monoclinique — densité = 2,92 (calculée).
▻ – SiO2 – silice – quartz et coésite- Académie Aix-Marseille- ===> –(⚑)–
▻ – SiO2 – silice – Minéralogie du quartz- Futura-sciences- ===> –(⚑)–
▻ – Quartz – Wikipédia – ===> –(⚑)–
▻ – Coésite – Wikipédia – ===> –(⚑)–
◍ – Les polymorphes du silicate d’aluminium, Al2O(SiO4) : l’andalousite, la sillimanite et le disthène ou kyanite :
Les silicates d’alumine sont très utiles pour le géologue, en effet, ils se retrouvent très souvent dans les roches métamorphiques de nature argileuses (schistes et micaschistes) : leur présence ou absence est indice important pour déterminer le domaine Pression-Température dans lequel la roche métamorphique s’est formée.
Selon la température, on observe l’existence de 2 ou ou 3 polymorphes :
… 2 au-dessous d’une température de 550 °C environ, l’andalousite et le disthène (à pression plus élevé),
… 3 au-dessus de cette température , l’andalousite, la sillimanite et le disthène (toujours à la pression la plus élevée).
… Andalousite : Système cristallin – orthorhombique — densité = 3,12 – 3,16.
… Sillimanite : Système cristallin – orthorhombique — densité = 3,23 – 3,27
… Disthène ou kyanite – système cristallin – triclinique — densité = 3,53 – 3,65.
… Rq : On observe que la densité du cristal varie avec la pression à laquelle, il se forme .
▻ Al2O(SiO4) ou Al2SiO5 – Silicate d’alumine – Wikipédia – ===> –(⚑)–
▻ – Andalousite – Wikipédia – ===> –(⚑)–
▻ – Sillimanite – Wikipédia – ===> –(⚑)–
▻ – Disthène ou kyanite-– Wikipédia – ===> –(⚑)–
L’eau est une molécule polaire :
La présence de l’eau facilite la déstabilisation du cristal.
▹- L’eau est une molécule polaire.
Dans la molécule d’eau, (H2O), les électrons des atomes d’hydrogène sont fortement attirés par l’atome d’oxygène au point d’être plus proches du noyau d’oxygène que de ceux d’hydrogène. C’est pourquoi l’eau a une charge négative autour de l’atome d’oxygène (zone rouge) et une charge positive vers les atomes d’hydrogène (zone bleu)***.
*** ▻ – La polarité de l’eau– Wikipédia – ===> –(⚑)–
▻ – Les propriétés de la molécule d’eau– Eduterre – Planet-Terre – ENS-Lyon- ===> –(⚑)–
Rq : les hydrocarbures et les graisses sont des molécules apolaires.
▹- Le cristal au contact de l’eau :
Les ions situés en surface du cristal, établissent des liaisons électrostatiques avec la molécule d’eau très polarisée, les ions positifs du cristal (les cations) avec le pôle négatif de l’eau (le pôle oxygène) et les ions négatifs (les anions) avec le pôle positif de l’eau (le pôle hydrogène).
Rq : c’est la raison pour laquelle, l’eau est un très bon solvant.
Mais, ces liaisons établies entre la molécule d’eau et un ou plusieurs éléments du cristal affaiblissent les liaisons que ces atomes du cristal ont établies avec les autres atomes du cristal.
… Et cela intervient dans les processus de fusion du cristal : la présence d’eau abaisse le point de fusion des roches. Cela explique pourquoi, pour une pression donnée, la température du solidus hydraté du granite est plus basse que celle observée pour le solidus sec du granite.
Rq : Le solidus sec du granite est situé dans un domaine de température qui n’existe plus aujourd’hui dans la croûte continentale, le géotherme moyen de la lithosphère continentale a beaucoup diminué depuis l’archéen (-3 600 à -2 500 ma) où il était supérieur à ce solidus anhydre.
▻ – Électronégativité, liaison polarisée et polarité d’une molécule – Digischool– ===> –(⚑)–
L’eau un agent chimique d’altération :
De par ses propriétés et son abondance relative, l’eau se trouve à la base de toutes les altérations exogènes des roches. Les molécules d’eau sont chargées électriquement et se comportent comme des dipôles. Les propriétés de l’eau vis-à-vis des minéraux s’expliquent essentiellement par cette propriété. Pure, elle se comporte comme un acide faible par les ions H+ libres qu’elle renferme. ( —> Pour en savoir plus).
▻ – Les propriétés de la molécule d’eau– Eduterre – Planet-Terre – ENS-Lyon– — ===> –(⚑)–
Les réactions mettant en jeu la molécule d’eau sont de différents types et ont lieu essentiellement en climat humide. Les éléments solubles qui en résultent sont lessivés et les parties insolubles restent sur place, se recombinant pour former de nouveaux minéraux, principalement des argiles.
◍ – Actions de l’eau sur les roches :
► La dissolution
La dissolution est d’autant plus forte que la solubilité des minéraux est élevée, les plus vulnérables étant les minéraux des roches salines (sel gemme, potasse, gypse).
| – Lapiès – Lapiès sur les côtes de Saint Domingue Un lapiès est une forme de surface du modelé karstique. Il s’agit d’une surface de roches calcaires (ou dolomitiques) creusée par dissolution de trous, de cannelures ou de rigoles, larges de 1 cm à 1 m, séparées par des lames tranchantes. | – Dissolution dans du gypse – Le gypse (CaSO4, 2H2O) est une roche exogène, une évaportite, relativement soluble dans l’eau. Dans les zones montagneuses, sa issolution crée des reliefs particuliers sous forme « d’entonnoirs ». L’eau, la neige s’accumulent dans de petites dépressions où la dissolution s’opère, donnant des paysages caractéristiques. *** |
► Les oxydations / réductions
Les oxydations concernent surtout le fer qui passe de l’état ferreux à l’état ferrique.
Exemple pour un minéral d’olivine : olivine + oxygène —–> oxyde ferrique + silice.
Fe2SiO4 + 1/2 O2 —–> Fe2O3 + SiO2
Les réductions sont plus rares : elles se déroulent dans les milieux hydromorphes (saturés d’eau de façon permanente ou périodique) et produisent en particulier du fer ferrique au fer ferreux soluble. ***
► L’hydratation
Il s’agit de l’incorporation de molécules d’eau à certains minéraux peu hydratés. Elle produit un gonflement du minéral et donc favorise la destruction de la roche. C’est le cas de la chloritisation ou de la transformation des ferro-magnésiens (pyroxènes, amphiboles) en serpentine, chlorite, épidote.
– Plagioclase + Pyroxène + Eau ————> Amphibole (Hornblende verte)
– Plagioclase + Hornblende + Eau ————> Chlorite + Actinote.
► La décarbonatation
Elle produit la solubilisation des calcaires et des dolomies sous l’action du CO2 dissous dans l’eau.
CaCO3 + nbsp; CO2 + H2O ———-> Ca(HCO3)2 soluble
Il en résulte des paysages particuliers, associés aux régions calcaires, c’est la cas, par exemple des reliefs karstiques.
Les dolines sont des reliefs de surface du modelé karstique. Ce sont des dépressions circulaires dont le fond est occupé par de la terra rossa, résidu argileux rouge de la dissolution des calcaires.
***▻ – L’eau, agent d’altération des roches – Eduterre – Planet-Terre – ENS-Lyon– ===> –(⚑)-– .
nbsp; ??????
Le « Granit Vert » – Altération post-magmatique en présence d’eau :
Dans le Massif de Ploumanac’h, un pluton de granites rouges situé au nord du Massif Armoricain, on observe des granites colorés en « vert », ils sont localisés dans la Vallée des Traouiëro, qui correspond à une faille qui s’est formée en fin de cristallisation du pluton granitiques dans une période que l’on qualifie de post-magmatique.
◉ – La Saussurite – Une page de la Presse des mines – Page 104:
◾ – La saussuritisation est une altération provoquant le développement d’épidote dans le plagioclase.
◾ – L’épidote – Ca2(Al,Fe3+)Al2(Si2O7)(SiO2)(OH) est le minéral en baguettes, gris vert, à fort relief, polarisant dans des teintes vives.
◾ – La saussuritisation traduit un lessivage de Ca et un apport d’eau (et de fer ferrique). Elle traduit une baisse de température. C’est une altération hydrothermale souvent associée aux gîtes métallifères.
Les minéraux des roches – Presse des Mines – Page 104 – –(⚑)–


Ci-dessus deux photos de granites à gros grain, tous les deux de la Clarté, mais celui des Traouïero, à droite, à subi l’altération hydrothermale qui a teinté en vert les plagioclases.
Le granit vert exploité dans la vallée des Traouïero – ===> –(⚑)– – –📸–
◾ – L’eau provient des des fluides résiduels qui n’ont pas été mobilisés pendant la cristallisation. En fin de cristallisation, cette eau s’infiltre dans la masse granitique, d’autant mieux qu’elle est à l’état supercritique, donc peu dense (100 gr le litre, l’eau à pression et température normales, c’est 1000 gr le litre) et très fluide.
◾ – Le chemin emprunté par cette eau est constitué des fissures et des failles qui se forment pendant le refroidissement de la masse magmatique qui se contracte en provoquant fractures et effondrements.
Quelques endroits bien délimités des granites des Traouïero ont subi une transformation physico-chimique qui a affecté les plagioclases : blancs à l’origine, ces feldspaths ont acquis une couleur verte plus ou moins prononcée.
◾ – En présence d’eau, les cristaux de plagioclases (feldspaths calco-sodiques) sont déstabilisés et la structure cristalline est dégradée, les ion Ca++ présents dans le cristal de feldspath sont libérés.
◾ – Ces ions de calcium libérés, contribuent à la formation de nouveaux minéraux, dont l’épidote (zoïsite) de couleur verte. L’épidote est composée de silice SiO2 , alumine Al2O3 , de calcium Ca++, de fer Fe++ , parfois de fer Fe+++ et d’eau H2O.
◾ – L’épidote se matérialise sous forme de microcristaux, dispersés à l’intérieur des cristaux de feldspath altérés ou localisés seulement en bordure selon l’ampleur de la dégradation subie par le cristal. C’est ainsi, que les plagioclases sont teintés de vert.
◾ – Remarque *** – La saussuritisation ne peut pas se produire avec tous les plagioclases, seuls ceux qui contiennent plus de calcium que de sodium sont candidats à ce processus d’altération.
▻ – Fluide supercritique – Wikipédia — ===> –(⚑)–
▻ – L’état supercritique en sciences de la Terre – Eduscol – Planet-Terre- ENS Lyob —- ===> –(⚑)–
▻ – Fluide supercritique – Franco Wiki — ===> –(⚑)–
Un mot sur l’utilisation des fondants dans la vie pratique :
Parfois dans la documentation géologique disponible sur internet, l’eau est qualifiée de « fondant ».
Un fondant est utilisé dans le domaine de l’industrie et dans la vie pratique pour deux raisons principales :
… abaisser le point de fusion d’un solide, et
… faciliter la séparation du liquide de la masse encore solide.
FONDANT, en Métallurgie, on donne en général le nom de fondans dans les travaux de la Docimasie & de la Métallurgie, à des substances que l’on joint à d’autres corps pour les faire entrer en fusion, afin que par ce moyen la partie métallique puisse s’en dégager.
▻ – Fondant : Baron d’Holbach, Venel – L’Encyclopédie, 1re éd. 1757 (Tome 7, p.71-72). – ===> –(⚑)–
Le rôle principal des fondants consiste à séparer la gangue du minerai par diminution de son point de fusion : un minerai siliceux conduira à l’addition de calcite alors qu’un minerai calcaire entraîne l’addition d’un fondant siliceux ou alumineux.
▻ – L’Université desSciences et Tecxhnologies de llle -Murielle Rivenet – Thèse soutenue le 16 décembre 1996 – – ===> –(⚑)–
▻ – La métallurgie du fer – Université du Maine – Faculté des Sciences – – ===> –(⚑)–
▻ – Les techniques de préparation des minerais – p. 63-69 – Presses universitaires du Midi — ===> –(⚑)–
▻ – Castine – Fondant – Wikipédia — ===> –(⚑)– accompagné d’un schéma de principes des filières de fabrication traditionnelle de l’acier au milieu du XXe siècle.
Remarque : En hiver, on utilise couramment un fondant, le sel NaCl, pour éliminer le verglas qui recouvre la chaussée mouillée, quand la température est au-dessous de 0¨C.
en présence du sel, la température de fusion de la glace, passe au-dessous de la température de la chaussée.
▻ – Le sel fait-il vraiment fondre la neige et le verglas ? Usages, avantages et limites –Reno-Info-Maison – ===> –(⚑)–
Références concernant cette page :
▻ – Cristal ionique – Wikipédia – ===> –(⚑)–
▻ – III – Cristaux ioniques – cahier-de-prépa – ===> –(⚑)–
▻ – Chapitre III – Les cristaux ioniques – Faculté des Sciences de Rabat- ===> –(⚑)–
▻ – Forces de cohésion d’un cristal ionique– Thepoussin- ===> –(⚑)–
▻ – Polarité – Wikipédia – ===> –(⚑)– – l’eau est une molécule polaire
▻ – [RécréaSciences] – La polarité de l’eau– echosciences-centre-valdeloire – ===> –(⚑)– —- Comment mettre en évidence la polarité de l’eau
▻ – Dissolution d’un cristal ionique et forces en jeu – Thepoussin- ===> –(⚑)–
▻ – La liaison ionique Manon LECONTE – ENS de Lyon – page 3- ===> –(⚑)–
Pour poursuivre la lecture :
Page d’accueil – Migmatites et anatexie – Introduction
Introduction au métamorphisme – Métamorphisme – Introduction
L’anatexie ou fusion partielle – Anatexie
Les migmatites – Migmatites
