Définitions – Dictionnaire

Amorphe : s’applique aux substances minérales dont l’organisation atomique n’est pas cristalline, c’est-à-dire dont les atomes constitutifs ne sont pas disposés selon un réseau régulier. (Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD).

Anatexie : Processus par lequel des roches soumises au métamorphisme, portées à des conditions de température et de pression élevées, subissent une fusion partielle plus ou moins intense, donnant des migmatites*. Si le liquide de fusion est en proportion suffisante, il peut se rassembler et s’extraire de la migmatite pour donner un magma ; lorsque celui-ci est de nature granitique, sa cristallisation conduira à un granite d’anatexie*. (Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD).

Chevauchement : 1 – Mouvement tectonique conduisant un ensemble de terrains à en recouvrir un autre.
2 – Recouvrement résultant de ce mouvement. Un chevauchement de grande amplitude devient un charriage. (Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD).

Cristal : Solide dont les divers atomes sont arrangés de manière régulière selon une disposition fondamentale (la maille élémentaire) dont la répétition dans l’espace dessine le réseau cristallin. (Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD).
. Le cristal est la représentation solide d’un minéral, le quartz (cristal présent dans le granite) est un cristal de dioxyde de silicium (SiO2).

Diagenèse : l’ensemble des processus qui affectent les dépôts sédimentaire et les transforment progressivement en roche sédimentaire solide, aussi connue sous le nom de lithification. La diagenèse commence dès le dépôt du sédiment. Sa limite avec le métamorphisme est floue mais on peut …. (Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD).

Érosion : Ensemble des phénomènes externes , qui à la surface du sol, ou a faible profondeur, enlève tout ou partie des terrains existants et modifient ainsi le relief. On distinguent deux grands types de phénomènes dont, le plus souvent, les effets s’additionnent :
▹1 – Les processus chimiques avec altération et dissolution par les eaux plus ou moins chargées en gaz ou acides élaborés par les plantes, et les micro-organismes habitant le sol.
▹2 – Les processus physiques ou mécaniques avec désagrégation des roches et enlèvement des débris par par un fluide, d’où les distinction entre érosions éolienne, marine, fluviatile et marine.
▹- Remarque – l’érosion chimique enlève de 6 à 7 mm tous les 1000ans de la surface des continents, alors que l’érosion physique en enlève dix fois plus.

(Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD).

Ferromagnésien : ce terme s’applique au minéraux ayant pour principaux cations Fe et Mg, fer et magnésium. Les minéraux ferromagnésiens courants, ou par simplification, les Ferromagnésiens sont principalement les micas, les amphiboles, les pyroxènes, les péridots (minéraux présents dans le manteau). On les désigne aussi parfois (de façon abusive quand ils sont bruns) de minéraux noirs. (Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD).
Ils sont aussi désignés parfois sous le nom de minéraux colorés – (cf Michel Barrière dans son document sur le Massif de Ploumanac’h).
Un exemple, un pyroxène, un orthopyroxène, l’hypersthène de formule — (Mg,Fe)SiO3.

Filon : lame de roche, épaisse de quelques centimètres à quelques mètres, recoupant les structures de l’encaissant (différence avec le sill ou filon-couche). Le filon correspond le plus souvent au remplissage d’une fracture (diaclase, faille) et est constitué soit de roches magmatiques ou de roches hydrothermales dont le matériel, souvent enrichi en substances utiles, provient de roches magmatiques ou de l’encaissant (par ex. filon d’origine métamorphique), et a été déplacé par des fluides aqueux eux-mêmes d’origine magmatique, métamorphique ou superficielle. (Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD). La différence entre lithification et diagenèse reste floue !

Granit terme de carrier ou terme commercial désignant une roche dure et grenue (elle présente des cristaux), de nature pétrographique quelconque, mais susceptible d’être taillée et polie et d’être utilisée en ornementation, construction et décoration – définition simplifiée donnée par le (Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD).

Lave : Roche émise en fusion (T = 1200°C pour les roches basaltiques) à l’état liquide ou pâteux par les volcans … etc.. (Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD).

Lithification : c’est l’a transformation d’un sédiment meuble en roche sédimentaire consolidée par compaction et cimentation. (Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD). La différence entre lithification et diagenèse reste floue !

Magma : Liquide à haute température (au moins 600 °C) sous pression, engendré par fusion du manteau et/ou de la croûte, et qui donne des roches plutoniques en cristallisant à une certaine profondeur au cours d’un refroidissement lent, ou des roches volcaniques en se solidifiant au cours d’un refroidissement rapide par écoulement en surface sous forme de lave. (Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD).

Magmatisme : Ensemble des phénomènes liés à la formation, à la cristallisation et aux déplacement des magmas. (Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD).

Métamorphisme : Transformation d’une roche à l’état solide du fait de variations de température et/ou de pression, avec cristallisation de nouveaux minéraux , dits néoformés, et acquisition de textures et structures particulières, sous l’influence de conditions physiques et/ou chimiques différentes de celles ayant présidé à la formation de la roche originelle. etc. (Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD).

Métamorphisme général : Il affecte les roches sur des épaisseurs et surfaces importantes.
Ainsi, dans les domaines non plissés, faisant suite aux processus diagénétiques, la base des séries sédimentaires, épaisses de plusieurs kilomètres subissent un métamorphisme dit statique ou d’enfouissement peu marqué et sans déformations.
Mais surtout, dans les grandes chaînes plissées, ce métamorphisme général est responsable de la formation des ensembles de roches métamorphiques cristallophylliennes (schiste, micaschiste, gneiss, migmatites). … etc.
(Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD).

Migmatites : Le Dictionnaire de Géologie (A. Foucault et J.F. Raoult) en donne la définition suivante (légèrement modifiée) : « Du grec μιγμα (migma) = mélange. Ensemble qui, à l’échelle de l’affleurement et non du petit échantillon isolé, est un mélange de roches de type granite et de gneiss ou micaschiste. […] Leur genèse est liée à une fusion partielle (= anatexie) de roche type gneiss ou micaschistes, roches typiques de la croûte continentale. Certaines parties de la roche fondent et constituent alors le mobilisat (= leucosome), magma de composition granitique. D’autres parties restent solides, et constituent le restat (ou restite = mélanosome) particulièrement riche en minéraux ferromagnésiens, principalement de la biotite. Pierre Thomas du Laboratoire de Sciences de la Terre / ENS de Lyon- –(⚑)–

Minéral : Espèce chimique naturelle se présentant le plus souvent sous forme de solide à structure cristalline – etc. . … (Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD).

Mylonite: roche broyée plus ou moins finement. Pour les pétrographes, roche dynamométamorphique dérivant d’une roche magmatique ou métamorphique broyée au point que les cristaux originels ne soient plus identifiables à l’œil nu. seul le microscope révélant la structure – … etc. (Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD).

Pegmatite : Roche magmatique silicatée (rq- riche en silice), dont les cristaux fréquemment automorphes (rq– forme cristalline totalement conservée pendant la cristallisation) sont de grande taille (plusieurs décimètres ou décimètres, parfois jusqu’à 10 mètres). Elle est liée le plus souvent à des granitoïdes ou des migmatites, et ses minéraux essentiels sont ceux du granite : quartz, feldspaths et micas, … etc. (Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD).

Pétrologie : Science des roches comprenant leur description (pétrographie), leur classification, et l’interprétation de leur genèse. (Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD).

Roche : Matériau constitutif des parties solides de la Terre et des corps célestes (planètes, satellites, météorites, comètes). Les roches sont composées d’un assemblage d’un ou plusieurs minéraux, cristallins ou vitreux. Elles sont souvent plus ou moins dures et cohérentes (pierres, cailloux), parfois plastiques (argiles gonflées d’eau), ou meubles (sables). Par extension, on y comprend parfois des matériaux visqueux ou liquides (hydrocarbures). (Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD).

Roches compétentes :
-1- s’applique aux roches et aux couches les moins déformables, dans une série stratifiées tectonisée, qui donnent des plis à plus grand rayon de courbure que les roches plus déformables.
-2- s’applique aux roches et couches qui, dans des conditions données, sont plus aptes à se rompre qu’à se déformer.
-rem- Ce termes est critiqué, parce qu’il est employé dans une acceptation très différente de celle qu’il a habituellement en français, et parce-que la notion qu’il recouvre est vague, regroupant notamment viscosité et plasticité, mais c’est justement cela qui en fait l’intérêt. (Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD).

Sédiment : Ensemble constitué par la réunion de particules plus ou moins grosses ou de matières précipitées ayant, séparément, subi un certain transport. Les matériaux peuvent provenir de l’érosion de roches antérieures, ou résulter d’une activité organique (accumulation de coquilles. … etc. (Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD).

Sédimentation : Ensemble des processus conduisant à la formation de sédiments, on distingue: la sédimentation marine (côtière ou littorale, ou océanique, bathyale ou abyssale, etc.), la sédimentation lagunaire (dans les zones séparées de la mer par un cordon littoral) et le sédimentation continentale (éolienne, fluviatile, deltaïque, lacustre, glaciaire, etc.). … etc. (Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD).

Téphra : Ensemble des matières éjectées lors d’éruptions volcaniques explosives et accumulées autour du centre éruptif… etc.. (Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD).

Texture rapakivi : s’applique à un granite montrant des cristaux de feldspaths potassiques entourés d’une couronne de feldspath calcosodiques. (Définition Wikipédia).
. Ce phénomène est observé, quand les feldspaths potassiques en cours de cristallisation dans un magma granitique se retrouvent brutalement intégrés à un magma mantellique (pauvre en potassium).
. Il n’est pas rare d’observer ce phénomène à Trégastel, Massif de Ploumanac’h, Baie Sainte-Anne ou à la Grève Blanche, où les granites et les gabbros sont en contact ===> – –Photo–

Texture grenue : s’applique à une roche montrant un assemblage de grands cristaux de taille centimétrique, en grains tous visibles à l’œil nu. (Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD).
. Le granite est une roche grenue.

Texture grenue porphyroïde : s’applique à une roche montrant un assemblage de cristaux en grains tous visibles à l’œil nu. (Définition Wikipédia).
. Le granite des Traouïero (Variété de granite présente dans le Massif de Ploumanac’h) appartient à cette catégorie.

Texture microgrenue aplitique : s’applique à une roche montrant des grains très fins, dont certains ne sont pas visible à l’œil nu.
. C’est une roche filonienne.
. L’aplite de Trégastel, Massif de Ploumanac’h, appartient à cette catégorie.

Texture pegmatitique : s’applique à une roche montrant des grains de grande taille, centimétrique à pluri-centimétrique.
. C’est une roche filonienne.
. En se promenant dans les rochers à Trégastel, on peut observer quelques pegmatites.

Texture orbiculaire : s’applique à une roche montrant des cristaux se développant autour d’un noyau pour former des enveloppes concentriques à structure rayonnante, elle sont constituées alternativement de feldspaths et de minéraux ferromagnésiens.(Définition Wikipédia).
. La Maison du littoral à Perros-Guirrec, Chemin des Douaniers, Ploumanac’h, 22700 Perros-Guirec en expose un beau spécimen extrait des carrières de La Clarté, situées à Perros-Guirrec.

Varve : nom féminin – feuillet sédimentaire qui s’associe à d’autres pour constituer un dépôt lacustre finement lité, où alternent matériaux argileux et sableux, sombres ou clairs. Leur origine s’explique par un contrôle saisonnier du débit des cours d’eau liés à la fonte des glaciers et surtout des inlandsis. … Ce terme s’emploie surtout au pluriel : des varves. Par extension on nomme souvent varves, tout dépôt feuilleté dont la sédimentation,n est commandée par le rythme des saisons. (Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD).

Verre : Solide issu d’un liquide (magma) ayant refroidi très rapidement sans cristalliser, on obtient ainsi des laves sans cristaux. (Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD).

Volcan : Relief, généralement de forme conique, pouvant atteindre plusieurs km de haut, constitués par l’empilement des projections (ejecta) et/ou des laves (magma en fusion) ayant atteint la surface terrestre (ou celle d’autres planètes, ou de la lune), soit à l’air libre, soit sous l’eau. Par refroidissement, ces laves et ces projections donnent des roches volcaniques (ou r. effusives) et des téphras. (Dictionnaire de Géologie – Foucault A. et al., 2014, éd. DUNOD).
Les laves correspondent correspondent à ce qui est massif, elles sont émises lorsqu’elles sont en fusion.
Les téphras correspondent aux projections qui ne sont pas des laves !

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Adrien Vezinet. Différenciation et stabilisation de la croûte continentale archéenne, l’exemple de la marge Nord du craton du Kaapvaal en Afrique du Sud. Sciences de la Terre. Université de Lyon;
Universiteit Stellenbosch (Afrique du Sud), 2016. Français. ￿NNT : 2016LYSES054￿. ￿tel-02023514￿
https://theses.hal.science/tel-02023514/file/These-Vezinet-Adrien-2016.pdf

Glossaire :
Les termes de ce glossaire sont une traduction ou un report quasi-identique des
définitions employés par les auteurs cités en référence. Les termes sont repérés lors de leur première apparition dans le texte par une police en italique et sont suivis d’une étoile « * ».
Accrétion : Addition d’arc océanique ou de matériel continental à une masse
continentale préexistante via une tectonique convergente et décrochante (Neuendorf et al., 2005). La définition préférée pour ce manuscrit diffère donc de la définition large qui englobe l’accrétion magmatique.
Batholite : Large corps plutonique (≥ 100 km²) généralement discordant, dont la base
n’est pas visible (Neuendorf et al., 2005).
Collision : Affrontement de deux masses continentales résultant de la fermeture d’un
domaine océanique. Cette géodynamique s’accompagne d’un métamorphisme intense et de magmatisme (Foucault & Raoult, 2010). 
Craton : Terme utilisé pour un segment de croûte continentale n’ayant pas subi de
métamorphisme ou de déformation généralisée depuis au-moins 1 Ga, ceci inclus les boucliers archéens (Neuendorf et al., 2005). Le plus souvent, un craton comprend un manteau lithosphérique sous continental résiduel et réfractaire à la fusion partielle (« keel »).
Cratonisation : Littéralement, ce sont les processus qui amènent à la génération d’un
craton. Pollack (1986) considère que la cratonisation implique l’appauvrissement en éléments volatiles (et incompatibles) du manteau lithosphérique lors d’événements de fusions partielles. Ce magmatisme va augmenter le solidus du manteau lithosphérique ainsi que sa rigidité, et donc apporter stabilité à l’ensemble lithosphérique.
Croissance crustale : Ce terme désigne la formation d’une nouvelle croûte continentale
via la mise en place d’un magma issu de la fusion partielle du manteau. Toutefois, il est
parfois utilisé pour imager la variation du volume crustal au-cours des temps géologiques ;
dans ce cette optique, la croissance crustale désigne le volume de croûte néoformé généré
ainsi que la destruction de croûte par érosion (e.g. Hawkesworth et al., 2010).
Différenciation crustale : C’est l’ensemble des processus de remobilisation/
remaniement d’un fragment de croûte via des processus de fusion partielle (e.g. Hawkesworth et al., 2010). À ne pas confondre avec la différenciation magmatique qui est le processus amenant à la formation de plusieurs roches à partir d’un unique magma (via le processus de cristallisation fractionnée), cf. Neuendorf et al. (2005).
Granite : Roche magmatique holocristalline leucocrate, qui d’après la classification
IUGS (International Union of Geological Sciences) présente entre 20 et 60% quartz modal et dont le ratio [feldspath plagioclase / (feldspath alcalin + feldspath plagioclase)] est compris entre 10 et 65 % (Streckeisen, 1974). Géochimiquement, les granites présentent des ratios K2O/Na2O généralement supérieurs à 0.6-0.7 wt%.
Gneiss : Roche ortho- ou paradérivée, qui présente des alternances de lits à grains
généralement faits de quartz-feldspath et de lits à grains présentant une orientation spécifique (généralement faits de minéraux ferromagnésiens, tels que la biotite ou les amphiboles). Cette alternance est le résultat d’un métamorphisme de moyen à haut-degré métamorphique (> 500°C), d’après Neuendorf et al. (2005).
Pélite : Roche sédimentaire à grains très fins (i.e. argiles au sens granulométrique), dont
les principales phases sont des silicates alumineux hydratés (i.e. argiles au sens
minéralogiques), cf. Neuendorf et al. (2005). Ce sont les roches typiquement utilisées pour
contraindre précisément les conditions pression-température dans les terrains métamorphisés, dans ce cas on parle de métapélite. Dans le domaine métamorphique une pélite définie souvent un méta-sédiment au sens large.
Péritectique : Se dit d’une phase minérale créee lors d’une réaction de fusion-partielle
par déstabilisation d’autres phases présentes dans le protolithe. Souvent, l’une des phases
initiales est une phase hydratée (e.g. biotite, muscovite, amphibole) alors que la phase
péritectique est anhydre (e.g. grenat, silicate d’alumine, pyroxène).
Recyclage : Il existe plusieurs définitions à ce terme. (1) Processus par lequel des
particules sont altérées d’une roche sédimentaire source, puis transportées et incorporées à un nouveau sédiment (Neuendorf et al., 2005). (2) Processus d’enfouissement des lambeaux de croûte continentale ou océanique vers le manteau, puis d’incorporation dans la croûte à nouveau (Hawkesworth et al., 2010). (3) Ce terme est aussi parfois employé pour désigner les processus de différenciation crustale/fusion partielle qui ne sont, en réalité, qu’une conséquence du processus d’enfouissement vers le manteau lithosphérique.
Afin d’éviter les confusions, ce terme ne sera pas utilisé dans ce manuscrit.
Résidu : Dans un complexe migmatitique, c’est la fraction majoritairement solide du
néosome qui persiste sur le site de fusion partielle après le départ d’une part variable de la
phase liquide à faible viscosité (Sawyer, 2008).
Suite TTG : Terme pétrographique et géochimique introduit par Jahn et al. (1981).
L’acronyme TTG désigne la suite Tonalite-Trondhjemite-Granodiorite, qui est un ensemble
de lithologies magmatiques holocristallines leucocrates pauvres en potassium et riches en
sodium. Les roches de cette suite sont principalement constituées de plagioclase
(généralement oligoclase) + quartz + biotite ± amphibole ± épidote ± orthose. Ces roches se
distinguent des granites par leur faible proportion d’orthose, et par conséquence, un rapport K2O/Na2O compris entre 0.3 et 0.6 wt% (Moyen & Martin, 2012).
: Zone de cisaillement ductile qui marque la limite entre deux blocs crustaux
génétiquement distincts. Le terme de suture suppose la présence d’une croûte océanique
présente entre les deux blocs avant leur juxtaposition/accrétion/collision (Neuendorf et al.,
2005).

Lexique :

http://isabelle.goichot.free.fr/general/lexique/lexgeol.htm

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